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Lutter contre le conditionnement social des jeunes talents du milieu culturel : le défi d’Estelle & Jonathan, anciens V.I.E

Interview

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01/12/2020

Estelle Massengo et Jonathan Langlois ont tous deux effectué un V.I.E en Belgique respectivement en développement web et en logistique. A l’issue de cette expérience et après un an de voyage entre l’Asie du Sud Est et l’Amérique Latine, ils décident à leur retour de créer l’association ARTS D'ÉKO. Un organisme qui accompagne des jeunes talents, socialement éloigné.e.s du réseau culturel de leur territoire, dans leur représentation artistique.

En quelques mots, qu’est-ce qu’ARTS D'ÉKO et quelles actions menez-vous ?

"Nous sommes partis d’un constat simple : de nombreux jeunes très talentueux n’ont pas toujours accès, du fait de l'existence d'inégalités sociales, aux réseaux, structures et moyens qui pourraient les aider à occuper l’espace public.

La mission d’ARTS D'ÉKO est de lutter contre la marginalisation artistique de ces jeunes talents en leur offrant de nouvelles opportunités d'expression au sein du milieu culturel et du combat s’opposant à l’existence de toutes formes d'inégalités.

Cet objectif se matérialise en deux champs d’actions :  

  • La représentation artistique : recherche de contrats pour les jeunes talents, négociation, gestion de planning, etc ;
  • L’organisation événementielle d'animations artistiques pour des structures jeunesse, des collectivités, des entreprises : expositions, concerts, spectacles de danse sur le thème de la transition sociale et environnementale en tant que lutte pour la réduction des inégalités.

À titre d’exemple, nous menons en ce moment une action avec la Ruche Bordeaux pour la décoration d’un escalier par des jeunes bordelais n’ayant que peu de contacts ou d’expériences dans le milieu des arts visuels. Nous allons par la suite créer une exposition et organiser un vernissage, autour de cet escalier. À travers cette action, nous donnons accès aux jeunes à du mentoring artistique et nous leur permettons de fréquenter des lieux, des milieux, des structures investies dans la transition sociale et environnementale, dont ils ignorent souvent l’existence."

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer ARTS D'ÉKO ? 

"Nous nous sommes aperçus que de nombreux jeunes talents socialement éloignés du réseau culturel ont du mal à percer dans le milieu artistique. Pourquoi ? Parce qu’il y a un conditionnement qui les pousse à croire que leur chemin est déjà tracé. Nous voulions leur permettre de bénéficier de l'ouverture de nouvelles portes d'expression via l'apprentissage et la coordination de projets artistiques engagés. Grâce à cela, elles·ils auraient la possibilité d'être plus amplement représenté·e·s au sein du milieu culturel bordelais, et d'être inclu·e·s, dans le débat local autour de l'écologie, aujourd'hui insuffisamment inclusif.

Par ailleurs, étant déjà engagés dans le milieu associatif, nous avions la sensation que la diversité n’y était pas suffisamment représentée. Et c’est lors du premier confinement que nous avons décidé de créer notre propre association en lui donnant le sens et la direction que nous souhaitions."

Quelles sont les prochaines étapes pour l’association ?

"L’association est officiellement créée, nous sommes en incubation avec La Ruche pour un programme de 9 mois qui nous accompagne dans le passage de l’idée à l’action, ainsi qu’avec Animafac et La Fabrique Pola. Nous mettons en place notre premier événement et nous pensons déjà au projet suivant : l’organisation d’un événement autour de l’art visuel, musical et dansant dans un jardin partagé.

Nous souhaitons par la suite développer une plateforme numérique qui mettra en avant le collectif d’ARTS D'ÉKO, nos événements et nos talents. Cette technique de valorisation de leurs activités permettra de faire porter, de manière indépendante, des voix trop peu entendues.

Enfin, dans un futur plus lointain, nous espérons pouvoir créer des emplois d’agents artistiques et de chargée d’événementiel, par exemple, en faisant de l’insertion professionnelle pour des personnes issues des mêmes milieux sociaux que nos jeunes talents, et rencontrant des difficultés à trouver du travail."

Où peut-on se tenir au courant des actions que vous menez ? 

"N’hésitez pas à nous suivre sur FacebookInstagram et LinkedIn !"


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